Le plaisir coule à flot - Chevalier de Cortsavi

Fleurs duMal
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fouet
1997 une étrange année dans un siècle qui tirait ses dernières cartouches

Je passais beaucoup de temps avec mon ami  le photographe.

Nous partions en excursion pédestre dans les quartiers de la capitale, à la découverte de petits restaurants qui servaient à table, de bien savoureux mets sans aucune prétention, mais dont la saveur était incomparable.

Le déjeuner s’étirait parfois sur une partie de carte, une de dés sur la piste non étoilée. Le champagne pour celui victorieux, qui remettait aussitôt son tire en jeu.

Nous avons fait de nouvelles rencontres avec ceux de notre quartier, et celles d’un autre plus éloigné

Mon ami photographe organisait depuis quelques temps, une fête en l’honneur de l’arrivée du nouveau beaujolais le troisième jeudi du mois de novembre, décalée au samedi suivant pour plus de commodités.

Un diner spectacle dans un restaurant à la limite de notre quartier à la Ripaille rue Lacharrière, un restaurant sur deux niveaux, grande salle au ras de la rue et cave voûté en sous-sol.

Son frère grattait sa guitare en chantant Brel et Brassens, nous avions la musique en commun, lui la jouait moi je l’appréciais, son grand sourire est figé dans ma tête

Le beaujolais coulait à flot, de grands tonneaux attendaient à l’entrée, leur tour de se vider dans le gosier des invités, qui étaient fort nombreux à réserver une table dans un endroit chaleureux.

Cette année-là je préférais aider dans la soirée, plutôt que de rester assis à côté de ma furie, rencontrée quelques semaines auparavant dans d’étranges circonstances.

Attablé avec mon ami le photographe dans la salle d’un petit restaurant de notre quartier, nous discutions de choses courantes de la vie, de plaisirs et futures excursions.

Entre le dessert et le café, une connaissance fit son entrée, rencontré quelques années auparavant avec lequel j’avais sympathisé, et gardé le contact professionnellement parlant.

Il entra tout souriant, suivi de son épouse que je ne reconnu pas tout se suite,  croisé des années auparavant.

Elle avait totalement changé, plus sulfureuse avec son maquillage qui faisait ressortir le rouge de ses pommettes, sa tenue moulait totalement son corps « Madame est en chasse »

Le couple s’assoit à proximité de notre table, nous discutons à quatre voix séparées, pour comprendre à demi-mot que la dame souhaite, que je lui écrive une histoire fait de cris et de châtiments.

Etant plutôt un conteur qu’un romancier, je mêle mon vécu au fantasmes de la dame, qui au début ne ressemble qu’à une simple histoire de dame Chaterlley

Les jours passent et sa demande augmente progressivement, jusqu’à un jour s’arrêter totalement

Ce début a un peu bouleversé mon environnement, difficultés à me concentrer  sans y repenser.

Mes amis décide de faire la fête chaque fois qu’il est nécessaire, sans aucune raison, seul compte le plaisir de nous retrouver autour d’un table, finir la soirée entre nous, ou seul bien entouré de celles adorées

Un weekend de fin d’été à Saint-Prix dans la demeure d’un ami, qui possédait une belle maison, un grand jardin et une discothèque aménagée dans son sous-sol. La fête a duré toute la nuit jusqu’au petit matin, où je suis parti après le lever du soleil.

En revenant sur Paris, je fais un détour pour un rendez-vous professionnel chez le couple d'amis.

La tête dans la brume de la nuit passée à danser, je suis arrivé chez lui avec 2 bouteilles de champagne à la main, une très mauvaise idée car il ne faut pas mélanger les affaires et le sexe

Quelques jours après lors d’un déjeuner, il me propose de sortir sa dulcinée, l’accompagner dans ses balades parisiennes sans me dire comment je dois la considérer

Alex et Joyce étaient des cas particuliers, mes relations avec elles ne dépassaient pas baisers et confidences sur une dune, un sofa. Nous avions une relation de pure complicité sans aucune volonté d’aller au-delà.

La première sortie accompagnée avec ma rousse furie, a donné le tempo de notre relation agitée

Ses yeux brillaient comme des phares dans la nuit, rouge vif aux lèvres sur lesquels sa langue rose et pointue glissait, pour revenir sur ses canines blanches et acérées, tout un festival qui s’annonçait déchainé.

Nous avons fait les boutiques pour trouver quelques articles en cuir, sans comprendre tout de suite où elle désirait en venir, en me tirant dans ce petit cinéma de quartier, où se jouait en petit comité « les 120 Jours de Sodome » de Pier Paolo Pasolini.

Un piège bien préparé depuis un moment, désirant me tester avant de continuer

J’ai vu les 15 premières minutes du film avant qu’elle ne prenne position sur moi, face à face ses cuisses autour des miennes pour mieux se délecter de mes lèvres, planter ses ongles dans le haut de mon dos, tout en exultant d'un puissant désir de me faire souffrir

Un changement dans sa personnalité s’est opéré, faisant sortir la vraie en place de son reflet, j’ai senti sa rage, sa fureur de vouloir me consommer sur place entre deux accoudoirs

Nous avons dégusté une belle blanche au café du coin avant de rentrer la dame dans son foyer, moi dans le mien fortement troublé par cette journée enflammée.

Il s’est passé quelques jours avant qu’elle ne reprenne contact pour une autre entrevue, désir de visite d’un Musée, une toile au cinéma

Sa passion bouillait en permanence comme un volcan à peine éteint

Nos retrouvailles donnaient lieu à de fortes caresses dont le cuir avait remplacé la main, madame était sadomasochiste tendance Switch à vouloir ressentir toutes les sensations, celles en tenant le martinet pour fouetter son sujet, celles en étant le sujet de mes suggestions.

Son fantasme principal se réalisait au centre d’une église en activité, ou bien dans une petite chapelle visitée, nue et soumise agenouillée sur le carrelage glacée, à recevoir la sanction par un martinet fortement tressé.

N’ayant aucun dilemme avec ce lieu, ni ceux qui s’y promène, ne croyant pas en leur théologie ni à ceux dans leur sillage, je peux venir pour admirer la pierre, respirer le calme et partir sans faire de drame.

Plusieurs fois la dame a tenté de se faire surprendre par les disciples du propriétaire des lieux, provocation ou réminiscence de son passé empli de mêmes cérémonies.

Les semaines passent et la dame déborde de nouveaux fantasmes que je ne peux réaliser, je n’évolue pas dans l’univers satanique, ni dans celui hautement sadique

Je tente de prendre de la distance car mon corps n’est pas une piste de danse, mais la furie revient à la charge me promettant plus de douceur dans notre relation désarticulée, elle cherchera un autre lieu pour assouvir ses désirs sans les partager avec moi.

Un voyage prévu de longue date nous mènent le couple et moi, sur ses terres ancestrales.

Amsterdam est une ville surprenante tant par ses canaux, que ses vitrines colorées aux multiples joyaux, de belles se découvrent derrière les carreaux, invitent les passants à entrer dans leur corridor, pour finir dans une cage derrière des barreaux.

Balade en trio pour une soirée peu ordinaire, où Madame tente de trouver une animation flagellation, rencontre berlinoise derrière le comptoir, cuirs et strass sont du voyage

La situation vire au cauchemar, lorsqu’un grand poilu accepte la demande de la Dame, d’amusement ses amis la désirent autrement, aucun désir pour moi de finir au bout d’une broche, ni flottant dans un canal parmi les rats et débris.

Avec son mari, nous sortons de cet endroit, ou le café n’est pas la seule substance vendue, un peu chaotique est devenue la situation, pour éviter la sanction nous calmons notre rousse furie, lui promettant autres divertissements en privé.

De retour sur mes terres je prends le temps du recul, pour m’extraire de ce tourbillon toxique, l’approche de la soirée du beaujolais nouveau va m’occuper le corps et l’esprit.

J’ai invité ma belle Alex à se joindre à moi pour diner, danser, rigoler et oublier un temps l’autre agitée.

Invité aussi mon frère et sa dulcinée pour tenir compagnie au couple particulier, et pour éviter de croiser la furie dans ma proximité.

La soirée s’est avancée doucement pendant que je parlais avec ma tendre Alex, assis devant l’entrée du restaurant pour nous rafraichir de l’air enfumé à l’intérieur.

Un bolide sort de la salle, particulièrement énervée la furie nous dit, qu’elle va se rafraichir les idées en marchant, trouver un café pour s’acheter du tabac à fumer

Je reprends ma conversation avec ma belle interlocutrice, quand le mari de la furie nous interrompt, nous invective furieusement, puis s’adresse à moi en reprochant mon absence à leur table, « Si tu avais été là, elle ne serait pas partie ».

Je ne suis pas un objet que l’on pose sur une table avec lequel on joue, puis on le jette lorsque l’envie a disparu.
« Bougez-vous les fesses, retrouvez-la avant qu’elle ne fasse une connerie »

Je me lève et prends la rue du Général Guilhem, Alex continue sur la rue Lacharrière pour rejoindre la rue du Général Blaise, nous avons prévu de nous rejoindre à l’angle de la rue Rochebrune, encerclant ainsi le square Maurice Gardette.

Tout en espérant que la furie ne soit pas dans le square ou dans les rues annexes autour de nous.

La surface à couvrir est immense et le faible éclairage des rues, ne permet pas de suivre quelqu’un à distance

Alex a plus de chance que moi, après plusieurs café, elle suit la trace vers le petit théâtre Akteon, passe la porte et trouve la furie en train de discuter avec un groupe sur les marches d’un escalier.

Tout le monde revenu nous pouvons terminer la soirée en allant nous coucher

Le repos sera de courte durée

« Ne bouges pas, j’arrive pour te parler» me dit-elle au téléphone

Sitôt arrivée, elle se met nue devant moi, me prie de lui pardonner sans trop la blesser

Ces alternances chaudes et froides entretiennent la passion, nous poussent au-delà de la raison, qui nous dictent de mettre fin à cette relation

Son tourment n’accepte de question, ni prise de décision sur l’instant

Nous sortons en soirée libertine, dans un club parisien à la porte rouge grenadine.
L’entrée passée, une coupe de champagne nous est apportée, les rencontres se font rapidement, tout comme l’effeuillage dans un petit salon.

Un nouvel ami propose une invitation, tout en remontant son pantalon, weekend chez une étrange marquise, le masque est une des obligations.

Avant le séjour chez la Marquise, nous gambadons dans le bois de Vincennes, pour un footing courtement vêtue, à courir toute nue la nuit venue, ouvrant le chemin à mes mains gantées, pour une fessée sur un banc de rouge revêtu.

Ozoir la Ferrière cache une grande forêt, où les regards indiscrets ne peuvent nous inquiéter.

Un portail monumental, une allée tracée sur un épais gravier, mène au grand escalier de la demeure de la Marquise.

Soirée masquée où ces dames seront marquées par leur cavalier, le fouet et la cravache sont de rigueur, tout comme le papillon qui fait son nœud au tour de cou.

Impossible de connaitre qui espire sous le masque, fortes punitions à bannissement, pour ceux ou celles qui tenteraient de l’ôter.

La soirée se passe joyeusement, ma belle furie accepte sa servilité, sachant qu’à notre retour en privé, elle pourra à son tour me faire jouir, sans se priver.

Notre duo s’élargit en libertinage par la présence de son mari, qui sort de sa cachette d’observateur, pour nous rejoindre dans nos ébats érotiques sadomasochistes.

Le martinet caresse ses cuisses, fouette son postérieur, fait monter son ardeur, lorsque son manche est introduit en son intérieur.

J’adore le sentir sur moi, ses doigts sur mes seins, sa langue sur mon sexe, suçant et mordant alternativement.

Son calme me surprend, ainsi que son acceptation d’être éduqué, par l’amant de sa passionnée.....

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