Irlandaise - Chevalier de Cortsavi

Fleurs duMal
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Quel est ce besoin impératif d’effectuer une fellation en roulant, ma conduite s’en trouve affectée

« Restes concentré sur la route, pendant que je travaille l’objet de mon désir »

Je suis presque pieds et poing liés à ne pouvoir bouger, ainsi posé derrière le volant
Mon esprit se concentre et le corps se relâche, permettant son accès illimité

Année 1995 Parfois les relations se suivent, se ressemblent sans se croiser, ni se toucher
Il faut essayer de ne s’éprendre de celle qui s’abandonne entre vos mains, souvent entendu et répété, mais contre toute attente le charme peut s’accomplir à la première rencontre

Maria était rousse dans ses cheveux, le reste était brun soyeux

Une longue chevelure caressait la courbe de ses cuisses

Ses mains fines aux longs doigts glissaient de sa poitrine sur ses hanches

Je la revois ce vendredi soir, m’attendant avec son parapluie sous une pluie glaçée

Un jour d’automne proche de l’hiver, pour un weekend tous les deux, loin de la ville et de ses réverbères.

Depuis quelques semaines nous tentons de trouver un moment de libre, pour jouer en toute liberté et tranquillité dans mon antre caché à la lisière d’une forêt

Elle est célibataire, fougueuse et ravageuse, qui n’attend pas d’être arrivée pour commencer à jouer.

Les baisers dans le cou n’entravent pas ma conduite du véhicule, sa main écarte mes cuisses fait monter la pression lorsqu’elle déboutonne mon pantalon, pour attraper mon sexe et l’engouffrer dans sa bouche excitée.

Une fellation sur l’autoroute par temps de pluie est particulièrement difficile à réaliser, sur un conducteur qui se concentre sur la route pour ne pas en glisser

Elle réussi à m’apporter la jouissance sans trop d’impatience, puis à reboutonner avant d’entrer dans la station pour faire notre plein, carburant pour l’auto et vitamines pour madame, l’exercice lui a donné faim

La nuit tout est gris, aucun reflet sur ses bottes noires cirées, ni dans ses deux grands yeux tigrés

Les pleins finis nous repartons vers notre destination, avant que le homard ne se réchauffe dans la glacière

Maria me sourit goulument, elle me désire maintenant, ouvre ma chemise et vient téter mon mamelon droit, le mord, le suce, le râpe avec sa langue fourchue puis recommence en glissant sa main entre mes cuisses

Le péage met fin brutalement à son exercice, il est préférable de n’être surpris par les gendarmes en train copuler allégrement au volant

Une fois suffit avec notre épopée aux quatre temps peu de temps auparavant, ne pouvant attendre d’être dans son lit, elle entreprit une fellation au volant. L’explication que j’ai donnée aux deux gendarmes motorisés qui nous ont attrapés, fut compliqué à faire passer car Maria avait la tête posée entre mes cuisses, un moment de fatigue elle s’est posée sur mon épaule et a glissé
«  Ne recommencez pas et circulez»

La sortie vers La Ferté Bernard est dans le noir, route dangereuse de jour comme de nuit, les résidants jouent avec les « dos d’âne » pour décoller, finissent en vrac dans le pré ou encastrés sous le capot d’une autre auto

Deux kilomètres à parcourir avant de bifurquer sur la gauche et prendre la direction de Saint-Jean des Echelles, mon nid douillet est installé au lieu dit « Le Pineau », à l’orée d’une grande forêt

Maison campagnarde prévue pour habiter le lieu à l’année, équipée pour passer de merveilleuses soirées auprès du feu qui crépite dans l’âtre de la cheminée.

Un régal pour tous mes amis et amis qui viennent déguster mes plats, respirer l’air pur durant un court séjour ensoleillé

Je sors le homard de la glacière, Maria coupe sa carcasse à l’aide d’un grand ciseau, puis le plonge dans une marmite d’eau bouillonnante

Nous allons diner avant de monter, jouer au premier

Le Saint-Amour 1986 fait son effet, ses joues rougissent de désir, sa langue fourchue lisse ses dents pointues, madame a dans l’idée de me faire crier sous ses griffes d’acier

Dévêtus nous grimpons l’escalier qui mène aux chambres du premier, une grande avec son lit en osier dont les montants sont pourvus de liens tressés, un banc d’étirement est posé à quelques mètres de là.

Chacun sa façon de travailler le corps, de lui faire monter le désir, sans pour autant la jouissance lui octroyer

Nous changeons de rôle à chacun de nos tours, elle sera ma soumise au premier, deviendra ma maitresse au second, ainsi de suite jusqu’à notre endormissement

J’enlace ses poignets et chevilles dans les tresses nouées aux montants en osier.

J’entrevois dans son regard un signe à mon égard : « fais-moi souffrir, j’attends les caresses de ton martinet ».

Ongles d’acier vont craquer sa peau à leur passage, un gant incrusté de métal glisse, le long  son pubis à sa poitrine, ma divine crie dans la nuit étoilée.

Le métal glacé, entre en fusion avec le bout de ses seins, qui se raidissent lorsque les dents de la pince se referment doucement.

Ma belle, me regarde furieusement : « Qu’attends-tu pour commencer, je me languis de tes caresses».

Le chant du martinet claque sèchement dans l’air surchauffé.

Son corps, à chaque passage, tressaute de douleur

Râles de plaisir s’échappent de ses lèvres, dont les dents mordent, fermement l’épaisse couverture.

Le rituel accélère, changement d’accessoire, tige de mes rosiers, coupée à notre arrivée

Les gémissements ont remplacé, les cris, au passage entre ses cuisses

Je ressens la furie de mon double,  qui conçoit sa revanche entre ses dents

Lèvres plissées, moue grimaçante, elle n’est point contente

" Je vais te ravager, me dit-elle, prépares-toi, à recevoir mon mal "

Avant de la libérer, il me faut la soulager, et soigner son corps

Un baume réparateur, je lui applique, la massant tendrement, le baume fond, en sa profondeur

Grand sourire, en place, de sa moue ravageuse

" Merci mon ami, me susurre t’elle, mais cela ne suffira pas, pour calmer ma fureur "
Ma Maîtresse se languit de son doigté, Il est temps de changer
Remplacement du petit chat, par des lanières plus agressives.

" Ton cuir est bien épais, je m’en vais te le tanner "

Je sens sa rage, dans ses revers plus appuyés, mon dos commence à brûler.

" Respire me dit-elle, j’adoucis un peu ta brulure par mes lèvres sucrées "

Elle plante ses griffes dans mon corps, le saigne pour s’en délecter
Puis reprend le martinet pour me rougir la peau du fessier

Demain au marché nous achèterons des produits frais, concombre, bananes et quelques agapes pour déguster

En attendant le manche du martinet fera notre affaire, en cuir travaillé de chez Démonia

Certains l’enduise de gel avant de le faire pénétrer, nous l’utilisons pour lubrifier le conduit, le manche lui est recouvert de moutarde puis introduit prestement, cela pique au début et réchauffe rapidement.

Mon banc d’étirement servant à la musculation, offre de beaux accessoires pour la domination, chaines et poids attachés au barres à lever, sur lesquelles les chevilles et les bras sont ligotés.
" Tout objet peut changer de fonction suivant l’inspiration du moment "

Au petit matin je descends dans la cuisine pour préparer le petit déjeuner, café tartines et confitures qui se retrouvent sur le corps de Maria, presque nue à mes pieds qui commence à me masturber, nappe mon sexe de confiture pour le savourer dans sa bouche échauffée.

Parfois il est difficile de profiter du lever du soleil tranquillement sur la terrasse

Mon voisin ayant entendu mon auto arriver dans la nuit, se pressa de chez lui pour me présenter ses hommages
Le cri qu’il a poussé en voyant ma sauvage me sucer de la sorte, lui a fait grand outrage qu’il a fait connaitre à mon voisinage

Le cancanage a commencé quelques jours après mon installation, ces messieurs et dames me trouvent bien secret, discutent sur le passage fréquent d’amis venant festoyer, l’arrivée tardive presque à la nuit tombée, de belles captives venues pour autre chose que discuter

Je laisse la rumeur courir qui s’entretient à chacune de mes sorties dans le village, accompagné de belles agitées qui utilisent le poireau comme un martinet, au moment de le tester avant de l’acheter.

Les yeux exorbités des voisins et voisines ce matin, sur le chemin qui mène à la grande place du village, surpris de voir une rousse chevelure, déambuler avec ses bottes de cuir noir cirés, un peu trop branché pour ceux attachés à leur vieille mentalité.

« Sorcière » semble sortir de leurs regards embrasés
« Vade retro satana » bien communicatif par la pensée

Rien ne nous arrête nous continuons en faisant arrêt au petit café, à proximité de l’église qui officie aussi le weekend. Les anciens et plus jeunes viennent s’abreuver, après la déglutition du gâteau sec distribué par le clergé
« Patron c’est ma tournée »

La discutions s’est arrêtée après notre entrée dans le petit café, Maria est montée sur un des grands tabourets installé autour du bar, qui en s’essayant a fait remonter sa jupette un peu plus haut sur ses cuisses.
Les dentiers ont jailli et failli tomber sur le plancher, avant que je commande au patron deux petits blancs sec.

Puis la sensation est retombée et quelques anciens sont venus discuter, comme attirés par les beaux yeux tigrés.

Bientôt midi nous devons rentrer et faire chauffer notre déjeuner, que nous prendrons cette fois dans le grand jardin derrière la maison, encerclé par un haut muret ne permettant pas la vision.

Le mal était ancré pour ne plus s’écarter





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