Une dominatrice chasse l'autre - Les Aventures de Chrislanuit

Fleurs de mon Mal
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Une dominatrice chasse l’autre

Avril 1998, ma relation sadomasochiste avec Ana se termine doucement, le lien qui nous retient s’efface doucement, je ne ressens plus rien envers son être ni son âme.

Pour tenter de me raccrocher, Ana cherche un autre couple ou une dominatrice qui voudrait bien avec nous jouer.

« Vous avez un message ! »

Surprise ce matin dans ma boite aux lettres dématérialisée, une réponse en forme de requête
« Je veux bien te rencontrer pour discuter, mais nous seront seuls sans aucune autre invité »

Surprenante est cette nouvelle ensorceleuse, qui ne dévoile ni son nom, ni son visage
Comme toute dominatrice, elle impose le lieu de la première rencontre, qui n’est pas du tout dans mon plaisir, de parcourir plus de 600 km pour aller dans un hôtel à Bordeaux.

Si son désir de me connaitre est si fort, elle devra monter me voir à Paris, ainsi écrit dans un de mes emails
« Je suis trop occupé pour me déplacer, si vous désirez me connaitre, à vous de faire la distance depuis votre lieu »

Chris dephison

La photo de mon annonce est croustillante

J’aime le noir, le cuir, la pénombre et la nuit. Vêtu des pieds à la tête, de cuirs et velours noirs, grande chevelure au teint identique, cachant légèrement deux grands yeux noirs et une moue sympathique.

Je suis nature sans artifice, ni rajout, d’origine sans amélioration
La réponse arrive en fin de journée, la curieuse est d’accord pour venir à Paris me rencontrer.

L’excuse donnée à son mari, sera cette fois-ci pour un colloque informatique, organisé au Palais des Congrès de la porte Maillot.

Pour lui permettre d’étayer son propos, je lui fais parvenir la deuxième invitation fournie par l’entreprise MICROSOFT Corporation, avec laquelle je participe à un projet commun.

Je suis habitué aux rencontres directes, dans un café, lors d’une soirée chez un ami producteur de film X, ou sur les péniches de l’A.D.A.C

Un peu d’angoisse pour celle dont je ne connais presque rien, seul son prénom qui signifie bien des ennuis.

Les « Isabelle » sont à l’origine dans l’histoire de conflits, complots, jalousies et perfidies
Une autre se prénommant Jézabel est aussi dans ma proximité, mais un peu trop compliquée elle est

Il faut bien se lancer, accepter de rencontrer.

Le rendez-vous est fixé sur le quai d’une gare, celle de Montparnasse, pour l’arrivée de son train en direction de Bordeaux et Sainte-Marie-de-Gosses, lieu où elle réside réellement avec sa petite famille.

15  heures à ma montre et celle des aiguilles de la grande horloge des pas perdus, je m’avance doucement vers le quai qui s’apprête à recevoir le prochain TGV, question au préposé au drapeau, pour lui demander si le convoi n’a pas de retard, prévu pour 15H30 j’ai encore le temps de prendre un café à l’échoppe de sa proximité.

Etre scruté par tous les passagers du train sans savoir vers qui m’avancer, n’est pas trop dans ma volonté, mais la dominatrice l’a exigée.

Le train est à l’heure, il ralenti sa progression et la stoppe totalement, après vérification les marches sont déployées, les portes s’ouvrent pour laisser descendre les passagers, qui me frôlent et me regardent gentiment, je sens une certaine curiosité dans le regard de quelques-unes, mais aucune ne s’arrête devant moi.

Le quai est totalement vide, mon cœur le devient rapidement, malgré le SMS qui vient sur mon téléphone d’arriver

« Je suis descendue, je t’ai vu, tel que sur ta photographie », « Avances vers ton véhicule, je veux être sûre de ne pas être suivie »

Les relations à la Feydeau commencent vraiment à me gratter le dos, le mari, l’amant et la Maîtresse.

Sitôt arrivé à mon véhicule, je sens une présence, comme celle d’antan avec les étranges agents
Madame est parfaite dans son ensemble rouge sang, donne de l’éclat à sa démarche, du panache à son allure.

Le weekend promet d’être torride sous ce ciel splendide, entre les bras accueillants de cette belle et fascinante Lucrèce, nommée Isabelle.

Avant de rejoindre son hôtel, nous passons par la Brasserie Lipp, rafraichir nos palais et discuter un peu

Isa me propose un voyage à Anvers, pour un séjour d’étude et de détente, en compagnie d’une nouvelle amie qui sera ma soumise, relation en trio sous le signe du fuego

Sa proposition me séduit, ne souhaitant finir ma vie dans un réduit.

Ceci était dit et bien compris, elle entreprendra mon éducation

Avant toute relation, éclaircissement je lui demande, un minimum sur elle qui n’est pas une jouvencelle

Seules informations à ma portée ce weekend là, la dominatrice est issue d’une grande famille française, héritière d’un marchand de canon très connu

« Tu ne dois pas en connaitre plus sur moi, le moment venu tu apprendras »

Je ne cherche pas de rapport furtif, sur un balcon ou entre deux placards, je veux un tout ou bien rien.
« Je ne m’impliquerais pas sentimentalement, tant que je n’aurais pas la certitude que tu désires aller plus loin »

Tout comme la précédente, je refuse tout rapport sexuel avec pénétration vaginale ou anale.
Madame doit choisir entre son mari, ses amants ou moi

Dilemme profond qui ne l’empêche pas de masturber mon pénis, juste recouvert d’une serviette de table
« Pour le moment tu es à moi »

Je règle l’addition avant de retrouver mon auto, en direction de la rue Chomel, où un hôtel charmant nous attend, coquin et libertin à l’abri des regards des passants.

Madame est pressée de me consommer, défait ma ceinture en cuir qui lui sera d’une grande utilité, autant pour m’attacher, fortement me caresser entre ses coups de griffes et coups de dents

La dominatrice est un vampire

Le champagne coule dans ma coupe, puis dans mon gosier pour dans sa bouche le partager.
Bain à deux, vive la mousse pour les paresseux

« Toc Toc, deuxième service » le service d’étage apporte une nouvelle bouteille de ce gouteux breuvage, accompagné de petits gâteaux et d’un martinet à coté du plateau

Les jeux vont pouvoir commencer, Isa veut savoir ce que je peux endurer, tout en étant fortement attaché par les poignets à la tête du lit

Mon refus de la pénétrer l’a mise très en colère, elle ne retient pas ses coups, qui peu à peu attaquent mes chairs

Elle tente de faire plier mon caractère, qui lui refuse tout accès y compris par son derrière

« Niet ! »
« Je refuse de reprendre une liaison avec un déchainée, uniquement pour son plaisir sur moi de se défouler »

Finies les cabrioles, les relations sans lendemain, besoin désormais de me poser avec celle qui saura me sublimer

Je vois dans son regard noir, un moment d’absence en recherche de sa conscience

Elle me demande quelques jours pour faire place nette dans sa vie, en recherche également d’une plus passionnée, plus libérée sans entraves ni interdits.

J’ai toujours été attiré par les femmes dangereuses, puissantes, nerveuses et irraisonnées

Isabelle dénoue mes liens, propose d’aller diner un peu plus loin, dans le bas du quartier Saint-Germain

Il fait plus frais ou c’est mon corps qui est très brulant, il ressent l’apaisement au contact de la fraicheur du soir

Madame n’est toujours pas assagie, les arrêts sont nombreux avant l’appel d’un taxi, porte cochère, derrière un réverbère, abri pour la pluie, cabine d’essayage pour habit.

La libertine est de sortie, n’approchez pas de son ami, se traduit dans son regard expressif

Parillade de viande qui fait suite à celle de poisson, englouties entre mille baisers

Le vin lui fait beaucoup d’effet, une autre personnalité apparait, beaucoup plus aventureuse et fortement dangereuse

Une sauvage bestiale qui plante ses crocs dans ma chair, puis ricane comme une hyène le ferait un jour de festival.

Isa me fait un peu peur, pourtant mon niveau est très élevé, celui de l’acceptation en toutes situations

Son regard change aussitôt pour un plus doux, plus tendre qui souhaite ici me prendre

Ana était érotomane, Isa est au dessus de la gamme, aucun adjectif ni superlatif ne peut la décrire exactement

Un lourd secret se cache dans l’esprit de la dame, un bien discret scellé par la république, qui me sera révélé bien plus tard, par un chevalier qui n’est pas apocalyptique.

Isa est étrange pour permuter ainsi, rien à voir avec une Switch qui apporte un délicieux plaisir, là il s’agit d’une sévère personnalité qui prend possession de la première, sans se laisser attraper ni faire.

Quelque chose en elle qui m’intrigue, à me demander en permanence à quoi je pense, me sondant l’esprit à chacune de mes réponses avec un sourire qui n’est pas courtois.

Pour une première rencontre, je me sens comme une sardine sur la grille

Autre subtilité de son caractère, isabelle se lance dans un récit qui tend à faire passer son futur ex-mari, pour un fort pervers doublé d’un narcissique à l'égo démesuré.

Je m’attendais à un autre discours, que celui d’une pauvre épouse qui se plaint de la forte emprise de son mari, les femmes battues racontent rarement ce qu'elles ont subi

Une forme de manipulation que n’est pas sans me rappeler, celle de cet étrange couple pervers.

Suis-je tellement transparent, que les gens lisent en moi comme dans un livre ouvert

Son mari aurait écarté tous ses amis, balayé sa famille, réduit son champ d’action professionnel, tout en la laissant gambader seule à Paris, ou en villégiature avec sa fille à l’ile de la Réunion

Madame est frivole, courtisane, dépensière, libertine et dominatrice de son état, loin de celui d’une esclave logée dans la cage du bas.

Assez étrange son discours qui se pimente parfois de doux baisers.

Le weekend terminé, Isa repart en son nid douillet, pour revenir à Paris 15 jours après

Je me sens mieux dans cette relation, libérée de l’emprise de la précédente sans trop savoir où je mets les pieds

Je reprends mon quotidien sans pouvoir tout à fait me concentrer, son visage est ancré dans mon esprit, je la sens en moi pourtant elle n’est plus là

L’attente va être longue jusqu’à notre prochain rendez-vous

En attendant la rousse italienne revient me voir, cherche à comprendre ce qui s’est passé, pourquoi je suis différent avec elle, sans ne plus vouloir la toucher, à la repousser lorsqu’elle souhaite m’embrasser

Les femmes n’aiment pas être remplacées, la dominatrice perverse est jalouse, cela va gripper ma relation professionnelle avec son mari.

Le deuxième rendez-vous avec Isabelle est toujours sur un quai de la gare Montparnasse, cette fois à découvert, ses yeux biens ouverts.

Nous partons direction Porte Maillot, vers le Sofitel niché à proximité du Palais des Congrès, weekend à m’étudier sur toutes les coutures, les faisant craquer sous ses ongles aiguisés, ou sous la raccourcie cravache qu’elle a apporté.

Diablotine aime toujours le champagne, qui dans ce palace n’est pas au menu, seulement à la carte pour fortes plus-values, qu’à cela ne tienne par deux exemplaires, c’est bien meilleur comme jus.

Madame flambe pour son cavalier solitaire, elle me courtise, me couvre de cadeaux
Isa m’attire dans sa toile, pour faire de moi son porte-drapeau

Pour changer de décor, nous allons respirer celui de mon quartier, entre le Père Lachaise et Voltaire il y avait la prison pour femme de la petite Roquette, transformée en parc depuis plusieurs années.

Quelques regards s’étonnent de me voir au bras d’une autre femme, une catalane au sang brulant

Le cafetier de mon quartier ne sait où se mettre, peur de gaffer avec l’italienne, étonné sans être surpris de connaitre la nouvelle.

Qui sans être habillée en guerrière, impose par son fort caractère et l’hardiesse dans son savoir-faire.

Le vibrato de mon ami et parrain corse, n’est pas sur le même tempo, il trouve la nouvelle trop sulfureuse à très dangereuse, ne pouvant la sonder complètement dans son cerveau.

Il me dit qu’elle cache quelque chose de méchant ou de sanglant, mon ami connait bien l’âme humaine, la torture depuis des années, par son sourire et caissons lestées de béton armé.

Rare qu’il soit ainsi inquiet, en général il est plutôt gai de caractère, car pour les autres il ne fait pas de manières, en leur assenant quelques coups de pieds dans leur derrière, coup de nerfs de bœuf sur la cafetière.

Il est gentil mon ami corse, un  peu impulsif.

Ils sont comme cela les iliens, à défourailler au moindre pet de travers.

Tout de même il a raison, la nouvelle est très perverse

Avant de repartir au Sofitel, nous passons voir mon ex-associé, installé à quelques ilots de là, surpris aussi de voir une belle à mon bras, qui lui fait signe de ne pas trop s’approcher de moi
Isa ne sent pas trop mon ami, à moitié breton, à moitié africain, un quarteron qui ne peut être soumis.

Le soleil est presque couché au retour à notre hôtel, la nuit sera aussi torride que la précédente avec diner à demeure dans la chambre, Isa ne désire pas s’habiller, nue dans la grande pièce et sous les couvertures

Je me sens de mieux en mieux lorsqu’Isa est proche de moi, moins lorsqu’elle s’écarte pour s’en retourner une dernière fois chez elle

C’est décidé, ensemble nous allons nous installer, entre la rue du Tournefort et celle du Pot de Fer, dans un grand duplex en rez de jardin.

Isa à la passion des gros véhicules 4X4, qui n’est pas l’idéal pour circuler à Paris

Son RAV3 Toyota est sympa, couleur vert d’eau, stable sur la route en campagne, il bouffe de la gomme en ville, plus difficile à garer que ma 106 Peugeot

La capitale est suffisamment embouteillée pour éviter de se promener avec de grosses unités, pollution, énervement et contravention

La vie est différente lorsque l’on est amoureux, un bien être s’installe qui peut rester, ou simplement sera de courte durée

Ana comprend que notre relation se termine, sans pouvoir intervenir.

Dans la vie il faut se parler, oser dire la vérité, rien cacher que l’autre découvrira peu après, qui scellera définitivement votre sécurité avec ou sans cage verrouillée.

Je vis dans la réalité, inutile de l’inventer, la mienne est amplement animée, un peu trop parfois car elle me contraint à des choix que je ne veux pas.

Le dernier rendez-vous est fixé à Montoire sur Loir, sur la grande place du village, celle qui sert aux marchés et animations du quartier, un grand kiosque au milieu est installé, je vais l’attendre à l’intérieur, son toit protège de toute intempérie extérieure

Un moment particulier, celui où tout se créé

Un verre d’eau apparait doucement à l’horizon, grossit au même rythme que mes battements du cœur accélèrent.
A ce moment je sais qu’un lien entre nous s’est installé, qui ne pourra être rompu que par la disparition de l’un de nous deux.

Isa est resplendissante, baisers tendres et passionnés donnent le ton du début de cette aventure

Après déjeuner, nous partons en direction de ma demeure en pays sarthois, celle qui a hébergé les ébats de douces et sadomasochistes nuits.

Les montants de mon lits en osier, sont toujours pourvus de mêmes liens tressés, utilisés avec la sulfureuse italienne, nichée à l’orée d’une forêt de Saint Jean des Echelles, il fait bon y vivre toute l’année

Loin du château de Montmirail, elle a son charme, sa cave semi-enterrée où reposent mes crûs de Bourgogne et de Beaujolais

Isa est plus douée au lit que devant les fourneaux, une bête sans répit qui mordille et griffe, qui reconnait les traces laissées par la précédente qui était moins vorace

Pour le moment tout se passe bien, pas de nuage ni de mauvais présage

La dominatrice est plus détendue que lors de notre dernière entrevue, son divorce est lancé, mais le plus difficile n’est pas encore sur le point d’arriver

La louve se transforme en agneau pour endormir ma vigilance, doucement elle fait son nid dans mon esprit, en le remplissant des mêmes inepties contées au premier rendez-vous

A fortes doses ma pensée est oppressée, ne comprend pas tant de haine pour son futur ex-mari, qui lui a permis d’être sur ses 2 pieds devant moi aujourd’hui, puisque d’après ses dires, il l’aurait par deux fois sauvé d’une mort certaine, elle remercie d’une étrange manière son sauveur

Avant de rencontrer Isa, je vivais bien mon célibat, coquin libertin aimant la rose, la prose romantique, la cause masochiste dans une existence libre et sans attache

Le collier qu’elle me passe est aussi virtuel que réel, accroché à sa laisse bien tendue, Isa tient désormais son prisonnier bien pendu, qu’elle fouette vivement avec du fil électrique gainé de plastique.

Madame est sauvage, elle adore me promener nu dans le grand jardin derrière la maison, cravache en main pour diriger mon chemin, en rectifier le tracé par de sévères revers sur mon fessiers tendu.
Puis me sermonnant gravement pour mes erreurs rendues, qui seront sanctionnées par une leçon la nuit venue, pénétration entre mes fesses fendues par un objet lubrifié et bien tenu, par ma dominatrice qui n’accepte aucune faute sans en échange une forte retenue.

Isa n’a pas la carrure guerrière à surgir dans une volière, le volume ne fait pas la puissance, une forte volonté suffit souvent à tout déblayer

Dans la vie en couple les rapports se font en toute confiance, accepter de se livrer totalement repose sur la vérité, non sur un semblant de sincérité qui après un moment fera tout éclater

Pourtant méfiant et prudent dans le domaine professionnel, je me lâche entre les bras de cette ensorcelée dont je ne connais absolument rien

Ces premiers propos sont déjà en décalage avec la vie qu’elle semble s’être forgée
Mensonges sur son adolescence, oublis répétés dans sa vie de maturité, commencent à dessiner le monstre que plusieurs avaient déjà rencontré, qui ont été écartés par Isa pour sa sérénité
Impossible de vivre dans un climat de danger, il faut pouvoir fermer les yeux et se reposer

Nous revenons sur Paris pour aménager notre petit nid, loft un peu vieillot dans lequel nous ne resterons que l’espace d’un été.

Mon ami de Saint-Prix organise une nouvelle fête, l’occasion d’y présenter ma nouvelle amie, tout comme cela se faisait à la cour de la Comtesse

Détendu et calme sur la route qui passe par Enghien les bains, surprenante attitude des femmes croisées sur mon chemin agité, ce désir de consommer l’homme qui est occupé au volant.

Madame détache la ceinture de mon pantalon, ouvre la braguette, sort l’objet de sa convoitise, le masse vigoureusement avant de l’enfourner dans sa bouche surchauffée.

L’italienne et l’andalouse ont fait de même, sachant que je ne pouvais bouger de ma position

La dominatrice  est contente elle m’a fait jouir en conduisant, puis elle glisse sa main sous mon t-shirt et me susurre à l’oreille « Si tu bouges, je le mords »  

En libertinage cela ne m’est jamais arrivé, ces dames étaient tout aussi libérées, sans vouloir absolument me dévorer.

Nous arrivons en milieu de journée, les premiers invités sont à peine d’arriver, je reconnais tout de suite Alexandra qui vient pour me serrer dans ses bras, bises à Isa qu’elle surplombe comme un aigle au bord d’un toit.

Alex me fait rire, nous n’avons jamais eu de relation érotique, simple amitié à laquelle elle aurait aimé ajouter quelques baisers, trop tard Isabelle a pris la place d’Ana, qui elle est adossée au mur à côté de l’entrée.

Regard noir en provenance de l’italienne, qui ricane et siffle comme le ferait une hyène, mais qui n’est pas assez forte pour résister à la catalane, qui la gifle fortement pour avoir volontairement raté ma joue et tenté de coller ses lèves sur les miennes.

Notre hôte est ravi, l’animation a déjà commencé avant l’ouverture du banquet

Le canard a bien failli passer par la fenêtre
Isa tenant le plat, ma fourchette plantée dans la cuisse du met, qui glisse lorsque je tente avec le grand couteau d’en détacher la peau.

Rigolade de toute l’assemblée, qui ripaille et frotte l’entrecuisse de leur compagne ou partenaire.

Un mois à peine depuis notre installation parisienne, le dominatrice prend ses marques et plante ses griffes. Une ami de longue date tente une approche amicale, Isa la prend à part et la sermonne longuement, mon amie ne reviendra plus

Peu à peu mes amis s’éloignent, pourtant Nogent sur Marne est la banlieue de Paris
Certains resteront plus longtemps pas force et caractère de le faire

Lors d’un diner avec un couple d’amis, Isa s’en prend violemment à la femme, lui reprochant de vouloir me séduire

Madame fait le vide autour de moi

Ana une dernière fois est venue à la maison, avant de tourner les talons, par peur de répression de la part de ma furieuse Maitresse.
Durant cette dernière entrevue, l’italienne était assise en bout de table, pendant que la catalane veillait autour, cravache en main pour parer toute interaction.
Puis Isa s’est posée sur mes cuisses, a mis sa main sur mon cœur, planté ses canines dans ma peau en rugissant vers Ana « Il est à moi, tu ne l’auras pas ».

Tremblant par réaction, pleurant par contrition de ne plus jamais me revoir, ni entendre ma voix, seule lui reste ma photo, prise un soir au fond d’un bois.

Puissante dominatrice, extraordinaire amante, magique créature qui même depuis l’au-delà, hante mon esprit et brûle en moi












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