Solidaire - Les Aventures de Chrislanuit

Fleurs de mon Mal
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Ceux ici, ne sont pas venus par leur propre volonté

Oreille attentive au moindre bruit, la visite toujours suive de la sanction, immédiatement produite sur le sujet

Aucun choix, aucun droit, juste pour apprendre à respecter la loi

Autrefois l’éducation se donnait sévère, se payait fort chère, nu dans la cour devant les autres invités, de cet institut privé à la liberté réprimée

Badine, baguette, martinet, fouet, fessée et autres objets, dont la dose et fréquence d’utilisation, venaient à bout des plus forts caractères

Une punition qui pouvait s’étendre à plus d’un seul, tout un groupe, une chambrée, apprenant ainsi la solidarité du puni dans l’oubli.

Rarement ceux qui n’étaient pas fautifs, acceptaient de servir de support, à chaque rasade de correction sur le corps, pour toute incartade, manque de respect envers l’autorité, entrave aux règles dictées

Une démarche rapide faisait vaciller mon cervelet, reconnaissant l’autoritaire qui arrivait dans la pièce où je me situais

Au début les bravades rapidement réprimées, par un châtiment rondement expédié, sans sursis ni excuses autorisés.

La délation était courante, moyen d’alléger parfois sa propre punition, ou bien la doubler car l’autorité sévère était honnête, en punissant par les élans du martinet, l’auteur de la trahison.

« Monsieur vous n’écoutez pas ! Comptez les coups avec moi, la prochaine fois vous n’oublierez pas »

Le non-binaire venait se faire polariser, homosexualité équivalait à perversité, comportement non autorisé par la bonne société

Ceux différents se retrouvaient derrières de solides barreaux au fond d’une prison, ou en camisole de force, enfermés au cabanon capitonné d’un institut spécialisé, pour le redressement du comportement par traitements d’électrochocs, pour faire revenir le sujet à de meilleures pensées.

Vivons heureux, vivons cachés

Pour échanger quelques caresses et baisers avec un camarade nouvellement rencontré, les subterfuges étaient inventés pour leurrer l’autorité, sans trop les répéter pour ne pas se faire repérer

Sortir pour aller fumer, sans oublier de tirer aussi sur le mégot, entre deux pipes et deux bécots.
L’odeur du tabac, sauvait souvent la mise à plus d’un et d’elle ici hébergés

Petits mots codés pour éviter d’être attrapé, en cas de perte ou de dénonciation, son contenu évoquait une relation avec le sexe opposé, qui troublait la pensée de ceux censés nous éduquer

Aucun choix, aucun droit

Je répondais par la positive à tout ce qui m’étais demandé, même celles dites invasives

Il existe toujours des lieux de non-droit, où seule la volonté de l’autorité est appliquée, personne ne résiste à de tels traitements

L’obéissance et la discipline s’obtenaient par l’usure de la témérité du sujet, qui après bien des années, réagit à toute injonction, pour ne pas finir au bout de la laisse d’une sévère maitresse.

Ces établissements avaient de multiples vocations, apprendre à bien tenir un foyer, devenir la femme parfaite à son mari attachée, se taire en toutes circonstances et faire les taches domestiques qui lui étaient attribuées

Apprendre aux messieurs le bon comportement dans la société, le respect de l’autorité et la totale acceptation des règlements imposés

Devoir et acceptation au menu de chaque jour, pour éviter de finir prostré au milieu d’une cour peu éclairée.

Les souvenirs ont de mauvaises manies, à revenir lorsque vous souhaitez qu’ils restent à jamais dans l’oubli

Odeur, lueur, cri, bruit sont de multiples facteurs qui sont liés à vos douleurs

Par peur de ressentir en soi monter cette brulure, qui interfère avec celle permettant au désir de me gagner

A ne plus savoir aujourd’hui laquelle je fuis, celle qui m’a nourri, ou celle qui m’a meurtri.

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