Monastères et donjons - Chrislanuit ses mots et ceux d'autrui

Bosch 1504
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Monastères Cryptes
Monastères, forteresses, donjons avaient la même fonction, empêcher l’intrusion de tout danger extérieur, tout en gardant ceux dedans bien à l’abri
Secrets et fantômes hantent toujours les lieux, par tant de drame, de massacre et torture commis en ces lieux

Fortes sensations ressenties au touché de leurs ancestrales pierres, les frissons montent en moi, dans ce corridor sombre où les ombres parlent de l’au-delà, d’un passé qui gronde et ne se referme pas.

Fermant à peine les paupières, mon esprit se rappelle

« Madame vous allez prendre froid ainsi courtement vêtue »

Le climat ne se prête pas à la promenade dans les bois, totalement nue
Fin des années 90, Paris est une grande cité tumultueuse, en proie à de profonds changements
Une époque extraordinaire où des êtres folâtrent allègrement

Une ivresse de la vie, des sentiments, font grimper le désir de se ressentir autrement
Collés l’un à l’autre, l’une sur l’autre, lui dans elle, sans limites dans la réalisation de nos fantasmes

Fontenay sous bois était encore trop dans cette banlieue bétonnée, où les espaces forestiers disparaissaient peu à peu sous les coups de pelles mécanisées

Nos balades avaient besoin de confidentialité, un minimum de protection pour permettre à ma belle aimée d’entièrement se déshabiller, s’agenouiller à mes pieds pour recevoir à son cou son collier, à ses poignets de doux cuirs bien serrés.

Ainsi équipée je promenais ma belle sous la nuit étoilée, loin de tous les regards indiscrets, quelques rappels sur sa croupe pour lui faire reprendre le chemin, trop excitée à tenter celui plus éclairé de la cité

La mutation progressait doucement, de femme d’intérieur à douce chatte, qui elle évolue à tigresse plus sauvage, désirant en apogée finir Maitresse, à hauts talons et grisants fouets

Son éducation demandera beaucoup de patience, de caresses agitées et tendresse passionnée.
Elle obéit au rappel lors de son lâché, revient à mes pieds frissonnante de désir, celui de la sucette de son divin Maitre.

De retour en notre demeure, loin du bruit et de la fureur, je lui octroie un moment pour se faire belle, décrotter ses semelles, retirer son Plug, sans trop de maquillage pour accueillir nos invités.

Ma beauté rayonne de toute sa nudité, attentive à toutes mes demandes, sachant qu’à toute récidive, une correction s’abattra

Nous avons convenu ensemble d’un échange émotion sensation symbolique, à chaque erreur correspond sa sanction, qui grimpe en intensité suivant la faute perpétrée, plus encore si cette dernière est doublée

Cette soirée particulière, une grande vasque remplacera notre grand tableau, chaque punition sera notée sur un papier, replié et mélangé aux autres, pour être ensuite pioché par la main d’invité.

Tout peut arriver, le doux comme le plus puissant, sans aucune violence délibérée ni souhaitée
Notre passion est dévorante, devient à chaque instant, un peu plus brûlante.

« Tu feras l’accueil des invités, puis tu rejoindras les servantes de cette soirée »

Ma belle aimée vêtue uniquement de son doux collier, fera l’accueil à la porte d’entrée
La lumière douce des candélabres, se reflète sur sa peau ambrée, qui rapidement sera réchauffée par les caresses du martinet
Ces dames conduites au petit boudoir, seront débarrassées de leurs habillements, puis délasser par un massage préparatoire avant l’amusement

« Attention à toi, ne coince pas comme la dernière fois, tes cheveux dans la braguette des messieurs »

« Laves-toi les mains et la bouche, cette fois je n’accepte pas de rejet »

« Ce qui glisse sur ta langue, dois entrer au fond de ton gosier »

Ma demeure est bien calme en l’attente des sollicités, un vieux manoir au donjon délabré, qui m’a plu au premier regard, sachant rapidement ce qu’il serait après sa reconstitution

Les geôles en sous-sol, posées à même la terre-battue, éclairées par de longs flambeaux comme au temps des bourreaux

L’ambiance fait rapidement monter la tension, sans besoin du moindre mot
Aucune chaine ni serrure comme fermeture, l’être qui vient s’isoler, doit attendre son Maître pour au salon remonter.

Tout se fait pas simple volonté, désir de s’exprimer, d’évoluer sans agressivité

Une belle demeure autrefois installée, sur les hauteurs du vieux village de Rocamadour, poutres apparentes, murs au granit rosé, qui s’éloigne peu à peu dans mon esprit embué.
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